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 Confisions Spirituelles

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Kiba Ito

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Masculin Nombre de messages : 182
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MessageSujet: Confisions Spirituelles   Mar 13 Mai - 17:49

Mwaha ! Vous êtes suicidaires de mettre une partie pour les textes sur un forum où je suis inscrite, dites moi ! xDD
J'espère que vous avez envie de lire n___n




Quel doux égoïsme qu'est la solitude.

J’écrirai la solitude qui s’empare de moi les jours sans joie. Celle que je cherche, celle que j’accepte à bras ouverts. J’écrirai une solitude choisie, une solitude que les autres ne comprennent pas. Cette solitude que je désire pour pleurer, celle que j’appelle quand je pense trop fort à toi. Tu sais, cette solitude dans laquelle on s’enferme quand plus rien ne va. Mais cette même solitude de laquelle on veut être sortit. Celle qui nous fait peur, peur que la vie nous rattrape, peur que personne ne soit là pour nous tendre la main. Cette solitude dans laquelle on se perd toujours un peu plus, celle qui est à la fois notre amie et notre ennemie. Cette solitude qui nous forme une carapace. Celle qui fait apparaître ces faux sourires, qui nous fait penser un instant qu’on est fort et celle qui fait croire aux autres que tout va bien.

Je n’écrirai pas la solitude de ceux qui ne l’ont pas choisie, et même, je n’écrirai pas la solitude des autres. Parce que chacun en écrivant sa solitude peut trouver l’infime espoir de s’en sortir. Parce que chacun y verra une chance d’être lu et d’être aidé. Tout le monde au plus profond de soi veut échapper à sa solitude. Et même quand on s’y enfonce, c’est par espoir que quelqu’un soit là pour nous tendre la main.

Quel égoïsme qu’est la solitude. Plaisir égoïste d’une personne en détresse. Quel égoïsme que d’espérer attirer l’attention des autre, être aimé. Quel égoïsme que de s’enfermer ainsi.

J’écrirai cette solitude, ma solitude, poussée par un égoïste espoir que tu puisses me tendre la main.


« Va-t'en, cours au loin, je ne serais que tristesse. »

Je veux te sentir contre moi, sentir nos deux peaux collées. Je veux entendre ta voix, tes murmures mourant à mon oreille. Je veux frissonner au passage de tes doigts, sous tes douces caresses. Je veux sentir tes lèvres contre les miennes, les sentir descendre dans mon cou. Je veux ne faire plus qu'un avec toi, t'entendre murmurer mon prénom. Je veux te sentir, nous sentir. Tes caresses me tortureraient, ton souffle me chatouillerait, ton odeur m'apaiserait et ta voix me transporterait.

« On ne récolte pas toujours les rêves qu'on a semés. »

Laisse-moi me glisser sous les draps, me blottir contre toi. Laisse-moi caresser tes mains, entremêler mes doigts aux tiens. Laisse-moi faire mourir mon souffle contre ton cou, contre ton visage. Laisse-moi poser mes lèvres contre les tiennes, aller à la rencontre de ta langue. Laisse-moi coller mon corps au tient, sentir ta peau contre la mienne. Laisse-moi te glisser quelques mots doux à ton oreille, te regarder rougir. Laisse-moi rêver, espérer encore un peu.


J'écris à mes heures perdue ce que mon coeur dicte à mon esprit instable.

Une touche de mélancolie mélangée à une joyeuse déprime. Des souvenirs en grand nombre et des rêves un peu trop réalistes à mon goût. La guitare qui vibre contre mon corps frissonant et mon âme qui se transfère dans l'instrument. Je me sens mourir et renaître à la fois. Mon esprit s'évade, cet esprit dérangé, instable et meurtrit. Tout s'enfuit sur le papier, je ne contrôle plus rien. Tout est si flou mais si clair à la fois. La musique crie et j'implose. Le trop plein de sentiments et d'émotions se laisse aller à la pointe de mon stylo. Plus rien n'importe, plus rien n'a de sens. Mon esprit tordu s'exprime, la musique me sert de voix, la guitare parle à ma place. Les évasions de mon esprit lui ressemblent, elles sont incompréhensibles et idiotes, elles sont tristes et souriantes. Jour ou nuit je ne sais plus, le cahos c'est installé. En finir ou continuer, tout recommencer. La folie me consume, je m'envole peu à peu en fummée. Un délicat parfum, le froid. Je passe de l'hiver à l'été en une fraction de seconde. Tout n'est que bruit autour de moi. Mon esprit a quitté mon corps, le laissant mort le temps d'une nuit. Plus aucun sentiment ni émotion ne m'atteind l'espace d'un temps calme, d'une trève avec la mort.


Laisse-moi rêver de toi. Laisse-moi rêver de nous.

Je veux bien me donner corps et âme, tant que c'est pour toi.

Je te veux. Laisse-moi découvrir ton corps. Laisse-moi découvrir ton coeur. Laisse-moi apprendre chacune de tes formes. Laisse-moi prendre toute la place dans ton coeur. Je te veux rien que pour moi. Laisse-moi être égoïste. Laisse-moi être jalouse. Laisse-moi être fière. Laisse-moi les dégoûter. Je veux te connaître par coeur. Laisse-moi goûter à tes lèvres. Laisse-moi effleurer ta peau. Laisse-moi embrasser ton cou. Laisse-moi m'imprégnier de ton odeur.

Je ne suis rien. Laisse-moi devenir tout. Laisse-moi devenir tienne. Laisse-moi avoir l'impression d'être importante à tes yeux. Laisse-moi espérer encore un peu. Je ne demande pas grand chose. Laisse-moi te voir sourire. Laisse-moi te voir heureuse. Laisse-moi te demander rien qu'un peu de tendresse. Laisse-moi être heureuse ainsi.


Ca partira avec les larmes. Ou avec le sang.

Il pleure ? Non, ce n'est pas vrai. Regardez ces larmes ! Non, elles viennent toutes seules, je ne pleure pas. Pourquoi il est comme ça ? Je ne pleure pas. Venez voir, il pleure ! Non, non, ne me regardez pas ! Il va mal ? Je vais très bien, laissez moi. Vous pensez qu'on doit aller le voir ? Laissez moi, partez, partez ! Ce serait mieux d'essayer de le consoler, non ? Je ne veux pas qu'on m'aide, je ne veux pas de votre pitié, laissez moi. Vous pensez que c'est pour quoi qu'il pleure ? Laissez moi partir, laissez moi seul !

Les larmes coulent tel de petites billes transparentes roulant sur ses joues. Ne vous méprenez pas, il est juste bon comédien. Ignorez-le, ses larmes sont artificielles. Oui, ces fines perles d'eau qui paraissent pourtant si réalistes ne sont pas vraies. Vous verez, il va partir ainsi et revenir avec le sourire aux lèvres. Il ne faut pas le regarder. Il veut juste se rendre intéressant. C'est souvent, il fait celui qui craque, il part en larmes et revient un peu plus tard avec un grand sourire. Ignorez-le. Ca y est, il s'en va. Vous verez son sourire tout à l'heure. Ignorez-le.

Il s'en va en courant, il s'isole. Et, tranquillement, avec une lenteur sans pareil et tout le soin possible. Il prend sa lame entre ses doigts fins. Frôlant la peau, il finit pas appuyer légèrement. Non, presque pas, à peine une caresse. La peau s'ouvre, le sang s'écoule. Doucement, les lettres se forment. Un sourire. Il est heureux. Il se sent vivre. Cette douleur n'est rien. Il sent son coeur battre. Son regard est vide. Trop vide peut-être. Mais il continue à sourire. Ses souvenirs reviennent. Tout défile devant ses yeux morts. Il ne sait plus voir la vie comme tout le monde. Pas une larme. Cet acte de désespoir ne le fait pas pleurer. La joie émane de lui. La peau continue à s’ouvrir en même temps qu’on voit apparaître les lettres sur son bras. Le liquide rouge coule abondement. Les mouchoirs et contons placés sous son bras se tâchent, absorbant tout ce rouge. Il ne veut pas mettre fin à ses jours. Juste se rappeler son amour perdu. Juste se rappeller sa solitude.


Dernière lettre d'un condamné à mort.

A vous qui restez. Mes amis, ma famille, mes ennemis et toutes ces personnes que je ne connaissais pas ou celles ignorant mon existence. Je vous remercie d'avoir fait ma vie telle qu'elle l'a été. Même si tout n'a pas été rose, même si je n'ai pas eu le temps de réaliser tous mes rêves ni de trouver l'amour. Cet amour qui aurait continué de me faire vivre par les histoires qu'elle raconterait à nos enfants. Cet amour qui irait prendre soin de ma tombe et qui la décorerait. Mais j'espère que certains viendront, que certains continueront à se confier à moi. Je vous écouterai, de là où je serai. Vos peines, vos joies, vos craintes, vous pouvez tout me dire.

A vous qui restez. Ceux que j'ai aimés ou détestés. Continuez à me faire vivre, nourrissez mon souvenir. Je part sans regret, après tout j'ai bien tué ces hommes et ce de mon plein gré. Après tout, on est jeunes et inconscients à vingt-trois ans. Ne vous voilez pas la face et cessez de me dire innocent. J'ai tué, mais ça ne m'empêche pas d'être votre ami, votre fils ou votre frère. Je suis toujours le même.

A vous qui restez. Je vous laisse cette dernière lettre en souvenir. Ce n'est pas une lettre d'adieu, seulement un « au revoir ». Parce que tout le monde meurt un jour. J'espère juste que vous ne m'oublierez pas d'ici là. Demain à l'aube je vous quitte, ne pleurez pas s'il vous plait, et ne me regrettez surtout pas. Je suis un criminel après tout.

A vous qui restez. Je vous aime tous autant que vous êtes.

Papa, Maman, ma sœur, mes amis ainsi que le reste du monde.
Je n'ai droit qu'à une seule lettre, alors je l'adresse à tout ceux qui vont rester quand je ne serais plus là.


Votre fils, ton frère, votre ami, un condamné à mort, un inconnu, Yu.




C'est tout pour l'instant, j'espère que vous aimez :P
(Si vous avez le courage de lire, évidemment ^o^)
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