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 Parce qu'il faut bien se nourrir un jour [ Risa ]

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Naoki Hayashi
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MessageSujet: Parce qu'il faut bien se nourrir un jour [ Risa ]   Mer 7 Mai - 18:41

    Les yeux de Naoki étaient fixés sur les trois aiguilles de la pendule de la classe de japonais. Le cours allait prendre fin d'une minute à l'autre et le nippon l'attendant avec impatience, pas qu'il n'appréciait pas la matière - au contraire - mais disons que ce matin il n'avait pas eu le temps de prendre un petit déjeuner que son ventre réclamait à manger. Il craignent vraiment que celui-ci se mette à gargouiller ! Ce serait vraiment très embarrassant d'entendre les bruits étranges de son ventre durant le silence de la classe captivée par les paroles du professeur. Les élèves ici avaient beau être ici pour étudier l'art, ils restaient tout de même des élèves sérieux dans la matière de base. C'est alors que la sonnerie électronique de l'université retentit dans tout l'établissement, le professeur n'eu pas le temps de terminer sa phrase que tout le monde se précipitait pour ranger ses affaires dans son sac et partir manger. Et oui, l'heure avant le déjeuner était celle que les professeurs aiment le moins puisque les élèves pensaient plus à leur repas qu'à leur cours. Naoki ne manqua pas à la règle et rangea rapidement son cahier et sa trousse dans son sac.
    Dieu soit loué, son ventre s'était retenu de se faire remarquer avant la sonnerie.

    Comme tout le monde, le jeune homme avança d'un pas rapide vers la porte et lança un vague au revoir au professeur, la nounou que sa mère avait engagée quand il était petit avait toujours insisté sur ce genre de bonnes manières. Son sac rangé dans son casier bien fermé à clés, Naoki se rendit à la cafétéria. Comme il s'y attendait, aujourd'hui comme tous les mardi il y avait un monde fou puisque la majorité des classes terminaient la matinée à cette heure-ci. Il se plaça derrière un couple et attendit son tour avec impatience. Il n'aimait pas attendre et encore moins attendre à côté de deux parfaits inconnus qui s'embrassaient à s'en décoller la mâchoire ! Dégoûté par la vue qui s'offrait à lui, Naoki passa devant eux, ils étaient bien trop occupés pour se rendre compte de quoique ce soit. Il en profita d'ailleurs pour passer devant quelques autres personnes, prétextant qu'il était pressé. Un garçon l'insulta mais Naoki ne réagit pas, il avait trop faim pour s'attarder sur cette imbécile. Il arriva finalement devant les plateaux, soulagé et le glissa vers les entrées. Il opta pour des carottes, il continua de glisser et attrapa un bol de ramen puis pour finir une salade de fruit. Une alimentation saine, rien de mieux pour être en bonne santé et avoir la ligne ! Son plateau en main, Naoki se rendit dans la partie exterieur de la cantine, il faisait beau alors autant en profiter. Il repéra immédiatement une table de deux libre, c'était parfait. Il alla vers elle et s'installa. Il allait enfin pouvoir manger.


Dernière édition par Naoki Hayashi le Mer 7 Mai - 19:23, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Parce qu'il faut bien se nourrir un jour [ Risa ]   Mer 7 Mai - 19:20

I – J’aimais la vie, et elle aussi.



FLASH BACK


    La vieille femme était au milieu du grand salon de sa maison, ses doigts craquaient sur le piano, on entendait le sifflement aigu du vent, et la mélodie s’émanant de son instrument de musique. A une époque, aussi ancienne soit-elle, elle avait été la meilleure, maintenant c’était peine perdu, ses doigts craquaient aussi fort que les notes sortant du piano étaient presque recouvertes par tous ces craquements incessant. Elle était maintenant la seule à se souvenir de cette soirée de « l’ancienne époque », cette soirée à laquelle elle avait été, et à laquelle elle c’était fracturé le poignet en plus de dix morceaux, à la suite de l’accident de voiture grâce à laquelle elle devait arriver seine et sauve à cette soirée. Oui, aujourd’hui elle seule pouvait se souvenir de la douleur immense qu’elle avait ressenti en entendant son poignet se briser, elle seule pouvait se rappeler des applaudissement abondants du public quand elle jouait de son instrument, du sourire de sa fille illuminé en entendant les notes sortir du piano, et en dernier mais surtout la phrase que l’ambulancier avait prononcé en voyant l’état de son poignet « Je crois que cette pauvre dame ne rejouera pas de si tôt ! ». Elle avait, en une soirée, cumulé toute la douleur qu’un être humain peut ressentir en une vie, une douleur intérieure, mais aussi et surtout extérieure. C’est peut-être et sûrement pourquoi elle insista pour que sa fille unique appelle son enfant Risa, Risa étant la ville ou elle devait se rendre avant son accident, cette ville portait le nom d’un prénom féminin, donc elle en profita. Maintenant, on entendait le sifflement encore et toujours aussi aigu du vent, la mélodie s’émanant du piano, mais également un rire suraigu d’une fillette qui passa en trombe devant le piano de la vieille dame. C’était elle, Risa, sa petite fille, le symbole de sa douleur permanente. Instinctivement, la petite fille s’assit en tailleur devant le piano et ferma les yeux, bercée par la mélodie. Quand cette dernière s’arrêta, la fillette eut une moue de dédain, c’était dommage, la musique était finie, elle était déçue une fois de plus, comme à chaque fois que la musique s’arrêtait. Risa, puisque c’est ainsi qu’elle se nommait, se leva et alla s’asseoir sur les genoux de sa grand-mère. Celle-ci prit les mains frêles et fragiles de sa petite fille et se mit à jouer avec. Risa était fière, presque comme si c’était elle qui faisait sortir cette grave mélodie toute seule. Mais, comme rompant le charme qui c’était installé dans la pièce, deux personnes descendirent de l’escalier, la première en courant, la deuxième en levant les yeux au ciel. La première, Jane, la mère de Risa, la seconde, Dean, le père de Risa, tous deux encore en pleine dispute. Aussitôt, la vieille dame laissa les mains de sa petite fille et les posa les siennes sur les petites oreilles de cette dernière pour ne pas qu’elle entende les mauvaises paroles de ses parents.


« Espèce d’imbécile ! Tu n’es qu’un bon à rien !
- Arrête de courir bécasse ! Et cesse de jurer ! Je te préviens Jane, je n’ai pas pour principe de battre une femme mais là, si je t’attrape, je te jure que tu ne te relèveras pas de si tôt !
- Ah non, sûrement pas mon gendre, tu ne toucheras pas à ma fille. Lui lança la vieille dame calmement.
- Votre fille ! Je vous dirais bien des choses moi, sur votre fille !
- Allez-y mon gendre, je vous écoute.
- Elle est folle ! C’est une tueuse, elle aime le sang.
- Bien sûr mon gendre, et vous allez aussi me dire que le soir elle se transforme en gros bonhomme vert et qu’elle rend visite à son ami Winnie l’ourson qui en vérité est carnivore.
- Je ne sais même pas pourquoi je vous dis ça ! Jane, demain, je t’apporte les papiers du divorce ! J’aimais la vie, et toi aussi. Mais maintenant, c’est fini ! dit-il avant de sortir de la grand demeure de sa belle-mère en claquant la porte. »


    La vieille dame pu enfin enlever ses mains des oreilles de sa petite fille pour pouvoir la pousser à aller jouer dans sa chambre avec ses poupées barbie. Après avoir entendu la porte de la chambre de Risa se refermer, elle lança un regard froid et dur à sa fille. Cette dernière n’avait, même en sachant ce que sa mère avait enduré, jamais eut de compassion envers elle et avait toujours été exécrable, la vieille femme avait cependant toujours gardé les bras bien hauts, pendant les crises d’adolescence de sa fille, pendant ses années de débauche etc. Mais aujourd’hui, elle ne s’amusait plus à relever de nouveaux défis, aujourd’hui elle était fatiguée et en avait marre d’avoir plus à s’occuper de Jane, une adulte, que de sa petite fille Risa. Elle se leva et contourna le piano à queue pour se poster en face de sa fille. Elle leva la main et désigna la sortie, la porte que son gendre avait traversé une minute auparavant.


« Jane j’en ai plus que marre ! Tu ne te comportes guère mieux qu’une gamine. Et en plus, je me demande pourquoi je t’ai défendu, d’abord parce que tu ne le mérites pas, mais en plus parce que si ça se trouve, bien que ça soit tiré par les cheveux, ce qu’il dit est vrai ! Le pire dans tout cela, c’est que tu ne t’occupes même pas de ta fille, à croire que tu l’as fait uniquement pour me faire plaisir ! Alors maintenant, à toi de choisir, soit tu arrêtes toutes tes conneries et tu deviens une vraie mère raisonnable, respectable et respectée, soit tu sors de ma vie !
- Au revoir maman, je m’en vais ! Et tu peux garder la gamine, après tout tu as raison, je ne suis pas une bonne mère, et en plus je l’ai fait pour toi. »


    Encore une fois, la porte d’entrée avait violemment claqué. La vieille femme s’assit sur le canapé de cuir blanc, elle aperçut sa petite fille assise sur une marche de l’escalier, elle aurait du s’en douter, Risa avait tout écouté. La fillette descendit et vint s’asseoir sur sa grand-mère. Cette dernière caressa les bouclettes brunes de sa petite fille. Sa fille était une vraie garce, elle savait pertinemment qu’elle lui donnait de faux espoirs en lui laissant la gamine, Jane l’avait seulement fait parce qu’elle savait que Dean allait vouloir récupérer Risa. Bizarrement, la vielle dame se rendit compte que même en sachant que c’était pour lui donné de faux espoirs, elle allait saisir ces bribes d’espoirs et s’y accrocher très fort


FIN DU FLASH BACK


    Risa était dans la cafétéria, aujourd’hui c’était à elle de là surveiller, elle mangerait après. La sonnerie annonçant aux élèves la pose déjeuner n’avait pas encore retentis, et elle c’était assise à une table, laissant ses doigts claqués sur le bois de la table, comme si elle jouait au piano, au vieux piano de sa grand-mère. Soudainement, la sonnerie lui perça les oreilles, et presque aussitôt des élèves s’engouffrèrent dans la queue de la cafétéria, s’armant tous d’un plateau. Après seulement quelques minutes, un bruit pas possible se fit entendre, il ciraient tous pour se faire entendre. Risa, plus qu’énervée par les vieux souvenirs qu’elle venait de ressasser, monta sur une table pour se faire voir et entendre, il est vrai qu’avec sa taille, elle était vite confondue avec les étudiants. Elle se mit donc à hurler, toujours aussi énervée :


« TAISEZ VOUS ! »

    Instinctivement, il y eu un long silence, et Risa descendit comme si de rien n’était de la table sur laquelle elle venait de monter. Puis, faisant son travail habituel, elle se mit à réprimander les étudiants.


« Toi parles moins fort, ceux du fond n’ont pas obligatoirement envies de t’entendre jacasser ! Toi enlève moi ce sac, tu veux que quelqu’un se torde la cheville ?! »

    Habituellement elle n’était pas aussi énervante, mais le peu de souvenirs qu’elle avait ressassé avaient suffit à la rendre exécrable. Pour se calmer, elle attrapa donc une chaise prise au hasard et s’assit dessus, enfouissant son visage dans ses mains et posant ses coudes sur la table. Puis, en relevant la tête, elle vit Naoki, en face d’elle. Et voilà, il avait fallut qu’elle tombe sur lui, maintenant ! Certes, elle n’était pas du tout mécontente de le voir, mais dans de telles circonstances, c’était pour le moins gênant. Elle avait eu une aventure avec lui et savait que de son côté, c’était probablement finit, mais le problème, c’était que du sien, ça venait à peine de commencer, et ça, comment lui expliquer ? Sans savoir quoi dire, elle releva alors sa tête, le fixa durant une minute et lança :


« Euh… salut. »
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Naoki Hayashi
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MessageSujet: Re: Parce qu'il faut bien se nourrir un jour [ Risa ]   Mer 7 Mai - 20:18

    Une fois ses jolies fesses posées sur la chaise, Naoki retira sa veste et releva les légèrement les manches de sa chemise afin d'éviter que celles-ci ne trempent dans son assiette. Il jeta ensuite un rapidement coup d’œil aux tables autour de lui pour vérifier que Jun n'était pas là, ça serait tellement idiot de manger seul alors que son meilleur ami était à côté tout de même. Malheureusement, aucun Jun à l'horizon ce qui signifiait que Naoki allait devoir rester seul ce midi. Cependant, comme l'expression le disait si bien, Mieux vaut être seul que mal accompagné et dans tout les gens que Naoki pouvait apercevoir, aucun ne paraissait assez bien pour manger avec lui. Plus ça allait et plus les gens avaient une grande flemmardise et ne prenaient plus soin de s'habiller et de se maquiller correctement le matin tout ça parce que la veille au soir ils étaient restés longtemps avec des amis à boire sûrement. Naoki était exaspéré devant un tel manque d'élégance aussi décida-t-il de rebaisser ses yeux sur son plateau avant que la vue des autres ne le déprime encore plus. Il commença tranquillement à manger ses carottes, ça lui faisait un bien fou de manger quelque chose. Tout en continuant de manger, le nippon tenta de re vérifier si Jun n'était pas arrivé entre temps, et toujours pas de Jun. Bon sang que faisait-il ? Il fini par se dire qu'il passerait vraiment son repas tout seul ce qui le poussa à accéléré la cadence, autant ne pas perdre de temps à manger et en profiter après pour aller se reposer ou réviser avant de retourner en cours.

    Son entrée terminée, Naoki poussa le petit bol dans un coin de son plateau et amena vers lui celui de ramen encore bien chaud. Il prit ses baguettes et souffla avant pour éviter de se brûler la langue. Sa tête étant penchée au dessus du bol, il recevait toute la vapeur qui s'évaporait du plat ce qui provoqua en lui une bouffée de chaleur le forçant à remonter encore un peu plus les manches de sa chemise. Pensant qu'il pouvait maintenant manger sans risquer de priver sa langue de goût pendant trois jours, il attrapa à l'aide de ses baguettes quelques nouilles qu'il porta jusqu'à sa bouche au moment où quelqu'un s'installa sur la chaise en face de lui. Mais ce n'était pas n'importe qui non, c'était Risa l'ex de Naoki et accessoirement une surveillante. Naoki avala rapidement ses nouilles et fixa sans un bruit la jeune femme qui le salua. Pourquoi s'installait-elle avec lui ? Le jeune homme esquissa un léger sourire et la salua à son tour, un peu embarrassé de se trouver seul avec elle.


    « Salut... »

    A vrai dire, Naoki était toujours mal à l'aise quand il se retrouvait seul avec une des filles avec qui il avait passé un bon moment, surtout quand la fille en question était surveillante et qu'il était resté plus d'une nuit avec elle. Il s'attendait à tout dans ce genre de situation, à se faire insulter, à entendre la fille le supplier de revenir avec lui ou encore à ce qu'elle vienne essayer de le rendre jaloux en lui parlant de son nouveau copain. Il attendit donc, impatient de connaître la raison de la présence de Risa à sa table. Une minute passa et le silence était toujours présent, de plus Risa ne semblait pas être en très grande forme, aussi Naoki se décida t-il a faire le premier pas :

    « Il y a un problème Risa ? »
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