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 Even Angels Learn To Fall [A qui voudra bien]

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AuteurMessage
Ryuichi Endo

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Nombre de messages : 11
Date d'inscription : 14/06/2008

MessageSujet: Even Angels Learn To Fall [A qui voudra bien]   Sam 6 Déc - 16:10

Tout les matins se ressemblent n'est-ce pas. Quelque soit la journée qui s'annonce, chaque matin est similaire, parce que rien n'est encore débuté. Tout peut encore arriver. Le réveil peut ne pas sonner. La brique de lait peut être vide, alors que vous la pensiez encore pleine. En tout cas, une chose ne changera jamais. Et Ryuichi sait de quoi il retourne. Cette impression de peser trois tonnes, comme si l'on venait de courir un marathon de 42 km. Le jeune homme donnerait n'importe quoi pour pouvoir se coucher à l'heure qu'il veut, pour ensuite se lever à l'heure qu'il veut. Malheureusement pour lui, il n'est pas question de dormir jusqu'à son bon vouloir. Son réveil le contemple de toute sa hauteur, laissant un peu de répit à son maître. Mais les minutes défilent vite, trop vite. Et malgré les efforts du petit réveil, l'heure arrive trop vite. La sonnerie n'est pourtant pas violente. Mais Ryuichi deteste par dessus tout qu'on le tire de son sommeil de plomb. La courbe du pauvre réveil est presque graçieuse. D'ailleurs, Mad ne s'empéche pas de regarder le spectacle d'un oeil pétillant. Mad, c'est le chaton noir qu'a recueilli Ryuichi un jour de pluie. Noir de la tête au pied, si ce n'est cette tache en forme de goutte sur la tête et son museau immaculé. Qu'est-ce qu'il faisait là, ce petit bonhomme, perdu sous l'averse et loin de chez lui? Ce matin, le chaton observe son jeune maître soulever avec difficulté une paupière. Il se jette sur le lit, tanguant sur les draps formés de boules et de creux. Il joue avec les orteils de l'androgyne, plantant ses petites griffes et ses petits crocs dans la chair tendre. Ryuichi pousse un grognement d'agacement qui arréterait n'importe qui, mais pas son chat. Celui-ci s'attaque ensuite au mollet, s'amusant comme un petit fou. Mais la jambe disparaît de sa vue, et Mad a beau chercher, il ne la retrouve pas. L'explication lui vient lorsqu'il sort sa petite bouille si adorable de sous la couette: Ryuichi est enfin debout. Les cheveux en bataille et les yeux ébloui, il tatonne jusqu'à la mini salle de bain qui jouxte sa chambre. Si Mad était un humain, il aurait pouffé de rire, mais il ne peut que se contenter de se retirer sous la couette en roulant et ronronnant, alors que son maître grimace de douleur après avoir violemment percuté la porte avec son pied.
Devant la glace, Ryuichi se dévisage non sans une pointe d'orgeuil. Il se jette un peu d'eau sur le visage puis se glisse rapidement sous la douche. Le jet est glacé, mais le jeune homme ne bronche pas et ne remonte pas non plus la température. Il ressort bien vite, frissonnant, pour s'enrouler dans une grande serviette blanche. La deuxième fois qu'il passe devant la glace, le teint blafard et les cheveux en désordre, il soupire. C'est toujours comme ça. Ryuichi ne sort pas de chez lui tant qu'il ne s'est pas regardé quinze fois avant et qu'il n'ai été satisfait les quinze fois. Il ressort, sourit à Mad et attrape un jean sombre qu'il glisse autour de ses hanches, sans bien sur omettre l'incontournable boxer noir. Mad le regarde de ses grand yeux verts. Machinalement, Ruichi place le chat à sa place habituelle, soit en équilibre précaire sur son épaule gauche. Il continue de vaquer à ses occupations, sans préter attention au ronronnement à la limite de l'hystérie du chaton. Retournant dans la salle de bain, le photographe sort un fer à lisser et s'applique soigneusement, rendant à sa tignasse sa prospérité. Les méches blonde soigneusement misent en valeur, l'éclat d'ébéne ressortant parfaitement sur sa peau pâle et donnant à ses yeux cette intensité si particulière, et ça y est, Ryuichi se sent mieux. Il ressort en sautillant, obligeant Mad à se retenir en enfonçant ses griffes profondément dans la chaire tendre de l'épaule. Le jeune homme n'y préte pas attention. Il saisit son sac et fouille à l'intérieur, à la recherche de la pellicule qu'il vient d'acheter. Malheureusement, le sac est vide. Instant de panique. Ryuichi se jette sur le sol, regarde sous le lit, sous l'armoire, derrière le petit meuble télé.. Rien. Alors qu'il se maudit de ne pas avoir de pellicule de secours alors qu'il sait parfaitement qu'il en a besoin d'une par jours, Mad trouve ça terriblement amusant de voir son jeune maître se déplacer comme lui, à quatre pattes. L'androgyne se reléve et souffle, agacé, sur la méche de cheveux indomptable qui retombe délicieusement sur son visage angélique. Désirant se relever, il s'appuie sur la table de chevet, faisant tomber toute les photos et les feuilles de cours qu'il y avait accumulé. Et la pellicule tant désiré suit le mouvement. Ryuichi se frappe le front, manquant déséquilibrer son chat qui est obligé de laisser de profondes entailles dans la peau douce. Encore une fois, le bel asiatique ne bronche pas. Il se contente de glisser la précieuse petite bobine dans la poche de son sac et se met cette fois à la recherche de son si précieux argentique. Pas de probléme, il serait incapable d'égarer ce trésor personnel. L'appareil, protégé par une pochette de cuir très classe mais également très usée, est simplement posé sur le haut de la pile de vétements dans le valise. Il le met autour de son cou et regarde autour de lui. Cette fois, il devrait tout avoir. Quelque feuilles vierge dans son sac, pour tout de même suivre les cours, et il est fin prêt. Il prend son chaton et le couvre de baisers, à la fois pour calmer le chat afin qu'il ne fasse pas de bétises en son absence et pour le cajoler un peu. Il le dépose ensuite sur le lit et, le sac sur l'épaule commence à sortir. Jusqu'à ce qu'un miaulement aigue l'arréte. Il se retourne, amusé. Mad ne miaule jamais. Les yeux verts le fixe obsinément, comme s'il voulait lui dire quelque chose. En voyant ce regard implacable, Ryuichi baisse les yeux sur son torse imberbe. Quelque chose secoue ses épaules, remonte dans sa gorge. Un éclat de rire, tellement improbable. Mad penche la tête de côté, comme s'il riait lui aussi. Tête en l'air que tu es. Le bel androgyne revient sur ses pas, afin de ne pas sortir à moitié habillé. Bien que ses hanches soient un régal à voir, et plus encore à toucher, il faut le mériter. Pour couvrir ces côtes saillantes, il tire un t-shirt noir signé Calvin Klein, cadeau de l'une de ces vieilles femmes qu'il avait conquise. L'échancrure est telle qu'elle découvre sa gorge et son sternum. Un dernier baiser à Mad et cette fois-ci, pour de bon, il est parti. Et en courant, parce que lorsqu'il voit l'heure sur le réveil qui a miraculeusement survécu à son baptéme de l'air, il réalise que tout ça lui a fait perdre un temps précieux.

Quelle journée pourrie. Ryuichi sort dans le couloir en poussant un long soupir de soulagement. Décidement ça avait mal commencé, et ça a mal continué. Lorsqu'il était arrivé, bien évidemment avec au moins une demi-heure de retard, le professeur d'histoire de l'art, un petit homme aigre au cheveux en bataille, avait refusé de l'accepter en cours. Malgré ses supplications, il avait été forcé de rester en dehors. Le jeune homme avait donc erré dans les couloirs vides du lycée durant une bonne heure. Malheureux comme les pierres, il était rentré penaud en salle d'étude pour assister, avec toute la bonne volonté du monde, à ce fichu cours d'anglais. Qu'est-ce qu'il y pouvait cependant s'il était nul en langue?! Après que la professeur, une jeune femme blonde au teint pâle à faire peur, ai tenté de lui faire dire son nom sans qu'il trébuche quinze fois, il avait encore été mis dehors, pour lui ''apprendre à se moquer d'un professeur''. Vexé, Ryuichi s'était éclipsé et n'avais aps réapparu. Il avait anticipé de deux heures la pause déjeuner, séchant sans joie le cours d'histoire de l'art qu'il avait ensuite. Il avait pris quelques photos un peu fade, et puis, las, avait décidé de rentrer dans sa chambre. Mad saurait surement le réconforter. Là encore, il s'était lourdement trompé. Apparement, les caresses et les supplications de son maître n'avait en rien empéché le jeune chat de faire ses griffes sur les si précieux vétements du premier. Furieux, Ryu avait attrapé la boule de boil et violemment lançé a travers la pièce. Choqué et furieux, Mad s'était planqué sous le lit et n'avais pas voulu en ressortir, malgré les ordres trompettant de son maître. Les doux tissus de velours n'étais plus que lanbeaux, et sa chemise toute propre, cadeau de sa mère, ressemblait à un vieux chiffon qu'on aurait voulu rajeunir, sans succés. Après avoir interdit au jeune chat de sortir de sa planque sous peine de se prendre la raclée de sa vie, il était retourné en cours. Au programme de l'après-midi, photographie. Ce qui était sensé lui rendre le sourire, et lui calmer un peu les nerfs. Il y avait grandement compté, pensant que la journée n'aurait pas pû être pire. Armé de son argentique fétiche, il avait rejoint le groupe dans les jardins de Kinosei. Mme Pichu, une dame qu'il appréciait pourtant d'ordinaire, lui avait demandé d'où venait l'antiquité qu'il baladait. Piqué au vif sur le seul objet qu'il tenait de son père, le jeune photographe avait déclaré qu'on ne faisait pas plus belle photo qu'avec un argentique. Et même si la brave femme en convenait, elle refusait de le prendre en cours s'il n'avait pas un numérique, seuls appareils capables de faire immédiatement un trait sur les défauts. Ce genre de chose n'étant malheureusement pas dans les moyens de la bouille d'ange, il avait été obligé d'assister, en acteur passif, à ce cours, raillé par des camarades bien plus riches que lui. Mortifié et passablement enervé, Ryu réussi enfin à s'échapper de l'enfer qu'il vivait.

Et le voilà donc maintenant qui déambule comme une pauvre âme dans les couloirs de son lycée. Il ne tient pas à se coucher tout de suite. C'est trop bête, cette journée est si nulle qu'il se sent malade. Et Mad qui va lui griffer le visage toute la nuit pour se venger de la frayeur qu'il lui a faite... Ce chat est un être humain dans l'âme. Ryu' léve le précieux appareil à hauteur de son visage. Il a envie que tout autour de lui lui appartienne. C'est ce désir de puissance, de se sentir le seul à décider, qui l'a pousser vers la fixation du temps en pixels. Un soupir sors de son corps désossé, comme une peine qu'il n'arrive pas à exprimer. Il se laisse choir sur le sol, la tête entre les mains. Qu'est-ce qu'il fait là? Pourquoi est-ce qu'il ne peut pas tout simplement abandonner... Il lève deux grand yeux noirs souligné de khôl sur l'une des fenêtres du couloir. Au dehors, il voit que le ciel se noircit, que les oiseaux qui s'envolent sont des chasseurs, et non plus des hirondelles. Il est un enfant de la nuit, il ne supporte pas de vivre à ce train là. C'est trop honnête, trop dur pour lui. Le travail. Il pourrait être si bien, entretenu par son amant, à se laisser simplement choyé... Cette pensée lui donne un frisson. Après tout ce qu'il a fait pour s'en sortir, après les efforts surhumains qu'il a fait pour en arriver là... Il veut retourne jouer les prostituées?! De rage, il se griffe le visage, laissant quatre trainées ensanglantées sur sa joue. Mais quel minable. Il se relève, plein de dégout envers lui même.
Depuis quand peut-il se permettre de s'appitoyer sur son sort comme un pauvre enfant perdu? Il est plus fort que ça n'est-ce pas. Alors il lève son argentique à hauteur de ses yeux et es lèvres rosient crachent un sourire. Le capuchon tombe et il trottine dans les couloirs. C'est comme si ses yeux voyaient autre chose. L'argentique suit une courbe quasi parfaite, pour se positionner avec assurance dans la main du jeune photographe. Il va y arriver. Il s'en sortira parce que ses clichés sont honnêtes et qu'ils viennent du coeur. Sans s'en rendre réellement compte, il a déjà appuyé trois fois sur le déclic. Mais il continue, croisant quelques rares élèves encore présent et qui se hâtent de rentrer chez eux. Il passe devant une salle et continue son chemin, quand il percute ce qu'il vient de voir. Intrigué, il revient sur ses pas le plus silencieusement possible et jette un coup d'oeil dans cette salle qu'il n'a jamais vu...
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